PRESSE / OAKBOT à l'Elysée

Moins de quatre ans après sa création, la société Epur, basée à Rodome, fait son trou avec sa fraiseuse portative à commande numérique destinée à la filière bois. Et l’exposition programmée à l’Elysée les 18 et 19 janvier pourrait lui valoir un précieux coup de projecteur.

Aude : l'Elysée, tremplin pour la société de Rodome et ses fraiseuses numériques

Moins de quatre ans après sa création, la société Epur, basée à Rodome, fait son trou avec sa fraiseuse portative à commande numérique destinée à la filière bois. Et l'exposition programmée à l'Elysée les 18 et 19 janvier pourrait bien lui valoir un précieux coup de projecteur pour de nouveaux contrats.

C'est un emploi du temps "un peu bouleversé" qui occupe en ce mois de janvier 2020 Ilias Zinsstag et Pierre Giusti, les deux cofondateurs de la société Epur, basée à Rodome. Depuis le vendredi 10 janvier, les deux charpentiers qui ont lancé leur entreprise en 2016 savent en effet qu'ils font partie de la grosse centaine de sociétés retenues par un comité de sélection pour l'exposition "Fabriqué en France", programmée à l'Elysée les samedi 18 et dimanche 19 janvier. C'est avec Oakbot, leur fraiseuse portative à commande numérique, destinée aux travaux de charpente traditionnelle et de construction bois, qu'Epur a décroché son billet. Oublié Laval, où Ilias Zinsstag devait effectuer une démonstration le vendredi 17 janvier, direction l'Elysée, pour une inauguration de l'exposition en présence d'Emmanuel Macron, avant l'ouverture des salons et jardins de l'Elysée au grand public le week-end.

Une heureuse issue dont Ilias Zinsstag avait eu un indice en cours de semaine passée, avec un appel "des douanes, pour connaître les composantes de nos machines, savoir où et comment elles sont fabriquées. Il fallait leur donner les précisions dans la journée. Mais on sait d'où viennent nos produits, le Made in France, c'est quelque chose qui nous préoccupe". De fait, à l'exception de composants électroniques pour lesquels le règne chinois rend impensable une piste hexagonale, Epur fait appel à des fournisseurs français pour "le moteur de broche, d'axe, le guidage ou encore la tôlerie", précise Ilias Zinsstag. Qui n'oublie pas de préciser que "tout l'assemblage est fait de A à Z dans nos ateliers de Belcaire".

De quoi parfaitement satisfaire au cahier des charges de l'évènement programmé par la Présidence de la République. D'autant plus qu'Epur ajoute au "Fabriqué en France" l'atout de participer à l'ancrage rural. Originaires du plateau de Sault, les deux cofondateurs n'ont jamais songé à voir ailleurs : "On est attachés à ce territoire, on espère apporter une petite pierre à l'édifice de son développement local. Et franchement, il y a un tas d'avantages à travailler en milieu rural. Pas d'embouteillages, peu de stress, sans compter qu'on a souvent une meilleure connexion que lorsque l'on va dans des espaces de coworking dans des grandes villes, quand nous allons faire des démonstrations."

Se placer pour le chantier de Notre-Dame

Avec ce bref séjour à l'Elysée, le duo a l'évident espoir que les noms d'Epur et d'Oakbot gagnent en renommée. Depuis 2016 et la création de la société, les deux charpentiers ont déjà fait un joli bout de chemin. Les levées de fonds successives, avec une dernière en date de 370 000 € fin 2019, ont permis de financer le précieux travail de recherche et développement, avec une 6e version de la machine bientôt lancée, mais aussi de grandir : sept salariés sont désormais à l'œuvre pour une entreprise qui, entre 2018 et 2019 a vendu huit Oakbot, dont six dans le cadre d'un programme beta-test, avec la promesse de retour de leurs clients. En 2020, Epur envisage la barre des 30 machines et des débuts à l'export avec cette machine qu'Ilias Zinsstag présente comme l'idéale alliance "de la tradition et de la modernité, du savoir-faire et du numérique. On était tous les deux charpentiers, et on s'était dit, quand on réalisait des dizaines de pièces identiques, que ça valait le coup de gagner en temps, en confort, en sécurité de travail."

Des atouts avec lesquels Ilias Zinsstag espère aussi convaincre une interlocutrice toute particulière, le vendredi 17 janvier : avant l'inauguration, les entrepreneurs rencontreront Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances. L'occasion d'évoquer un dossier très particulier : celui de la reconstruction de Notre-Dame. Un sujet qui trotte dans la tête du duo depuis le terrible incendie. "On veut sensibiliser les politiques en leur disant que la reconstruction doit se faire avec du chêne français, des ouvriers français... et des machines françaises." Une idée qu'ils espèrent aussi pouvoir souffler à l'oreille d'Emmanuel Macron, attendu le vendredi à 17 h pour une inauguration et un tour des stands.

 

Article original d'Antoine Carrié, publié dans l'indépendant le 15 janvier 2020
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